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Le 10/04/15, tôt dans la nuit, l'ordre des infirmiers a été purement et simplement abrogé par les votes de 19 députés à l'Assemblée Nationale. La suite du protocole devait se heurter à une invalidation du Sénat, à la suite de ce coup d'éclat sûrement politicien.

 

En cas d'avis contradictoire, le gouvernement d'alors (2012-2017) pouvait mettre en place en place une commission mixte aux deux assemblées ou alors donner le dernier mot à l'Assemblée Nationale.

 

En clair, le gouvernement socialiste de Monsieur François Hollande voulait d'abord jusqu'en 2013 "avoir la peau" de l'ordre des infirmiers, créé par M. Xavier Bertrand ministre de la santé U.M.P. en 2006, suite à l'adoption de l'amendement n° 517 présenté Mme Annie Le Houérou, membre de la commission des affaires sociales à l'Assemblée Nationale où elle siège en tant que député et fervente défenseuse du projet de Loi Santé de sa ministre, Mme Marisol Touraine. Cette dernière ayant méprisé totalement les infirmier(e)s de France pendant ses 5 années de pouvoir.

 

Dès lors, la polémique ne cesse de croître : il y a les pour, les contre, et il y a ceux qui se réveillent un peu tard et ceux qui ont changé d'avis.

 

Avec du recul et des contacts permanents avec les infirmières libérales et les infirmiers libéraux sur la France entière, je ne sais pas si l'abrogation de l'ordre aurait pu être une si bonne nouvelle.

 

Certes, cette abrogation possible de l'ordre n'a pas du gêner beaucoup d'ide libéraux :

 

- avec les débuts en fanfare de la gestion d'une certaine Mme Le Boeuf qui a laissé une instance truffée de guerres internes et de luttes de pouvoir, et un déficit cumulé dans les caisses d'environ 10 million d'euros (dettes, passif, charges reportées et autres) , après sa démission le 08/07/2011 ... Le déficit cumulé était à 12 millions d'euros en 2012 ;

 

- et la conclusion hélas répressive d'un certain M. Borniche (proche de François Hollande président de la république, qui l'a invité dans la délégation qui l'accompagnait pour un voyage au Canada et une prise de contact avec le conseil de l'ordre infirmier du Québec les 2 et 3 novembre 2014 ) , avec lequel tous les moyens ont été mis en place pour récolter de l'argent (il faut renflouer le déficit abyssal de sa predécesseure) : j'ai régulièrement lu ou entendu parler de pression, de chantage, d'usage de société de recouvrement, de mise sous séquestre bancaire, de convocation en gendarmerie avec prises de photographies et d'empruntes digitales, voire de dépôt de plainte à l'encontre d'une profession dont il était censé défendre les membres et les intérêts ...

Voici un lien vers notre article concernant la cotisation obligatoire à l'ordre des infirmiers.

 

Mais au-delà de ces pratiques pour le moins contestable, de tout ce gaspillage monumental de temps, d'énergie et d'argent, je ne peux m'empêcher de penser, à tort ou à raison, que peut être, une vraie coordination ordinale, avec des vrais soignants libéraux encore actifs et désintéressés, des législateurs et des gestionnaires, doit défendre cette profession, qui en a tant besoin.

 

Qui pourrait maintenant fédérer les ide libéraux ? Il existe une multitude de syndicats et d'associations en tout genre, mais rien de vraiment représentatif de cette profession, qui continue a être coincée entre le marteau de l'assurance maladie et l'enclume des prescripteurs. 

 

Il convient de rappeler, même contre vents et marées, que la majeure partie des infirmières libérales et des infirmiers libéraux ne veulent pas d'un ordre infirmier.

Comme nous pouvions nous y attendre, le Sénat a finalement rétabli l' O.N.I au cours d'un vote en octobre 2015. Mais le plus troublant, est que la majorité présidentielle de l'époque a fait volte-face : alors que la ministre de la santé avait plaidé à plusieurs reprises pour une adhésion facultative à un ordre contesté dans sa légitimité, le premier ministre et le président de la république ont clairement pris position pour un redressement juridique (et sûrement financier) de l'ordre.

 

Voici un lien vers notre article qui explique le fonctionnement et les missions de l'ordre national des infirmiers.

 

Pour conclure, la majorité et l'opposition sont d'accord pour créditer un ordre peu représentatif et fortement contesté, dont les professionnels concernés ne veulent pas. Alors, de quel droit, peut-on l'imposer dans le cadre d'un régime pseudo "démocratique" et républicain ?

 

Pour s'imposer définitivement, l'Ordre National des Infirmiers a publié son code de déontologie en novembre 2016.

 

Mais qui pourrait représenter légitimement les infirmiers libéraux face au gouvernement et aux institutions ?

 

Olivier Luck