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tiers payant généralisé infirmier

Le projet de loi santé de la ministre éponyme, concernant la généralisation du Tiers Payant  a été voté définitivement à l'assemblée nationale le 17/12/15. Depuis 2017, il s'agit d'un droit pour tous les assurés sociaux.

 

Le tiers-payant généralisé est applicable depuis le 01/01/16 :

 

 

A l'heure actuelle, les infirmières libérales et les infirmiers libéraux l'appliquent déjà pour certains patients entre autre :

- victime de maladie professionnelle ou d'accident du travail, d'Affection de Longue Durée

- bénéficiaire de l'Aide Médicale de l'état ou de la Couverture Maladie Universelle Complémentaire

- victime d'un attentat suite à un acte de terrorisme ...

 

A lire notre article sur la Protection Universelle Maladie.

A lire également notre article sur la CMU.

 

Depuis juillet 2015, la généralisation s'étend aux patients qui bénéficient de l'Aide à la Complémentaire Santé. Dès juillet 2016, la mesure s'étendra à tous les patients couverts à 100 % par la sécurité sociale, y compris les femmes enceintes.

A lire notre article sur le Tiers Payant infirmier.

 

Que vous soyez pour ou contre, n'a strictement aucune importance, car les idel ne seront jamais consultés même en tant que professionnels de santé en première ligne sur le terrain. Cette loi est passée le 17 décembre 2015, sans difficulté et il nous faudra rejoindre tôt ou tard, l'écrasante majeure partie des pays de communauté économique européenne qui applique déjà la généralisation du Tiers Payant.

 

Dans tous les cas de figure, qu'il s'agisse d'une promesse de campagne présidentielle ou du diktat imposé de l'Europe, nous y sommes arrivés contre vents et marées.

 

Une fois de plus, nos très chers technocrates vont imposer un alourdissement de la gestion administrative aux soignants, qui à priori, sont d'abord là pour soigner, et non pas pour effectuer le travail en lieu et place des fonctionnaires de l'assurance maladie.

 

Concrètement, il va falloir faire évoluer les logiciels infirmiers pour y intégrer un module d'identification et de concentration de système de facturation pour les patients qui sont adhérents à une mutuelle ou à un groupement concentrationnaire de mutuelles au regard de la tendances ces dernières années.

 

En effet, d'après l'Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ou ACPR organisme officiel de la Banque de France qui gère les agréments et rescensements dans son livre n° II des mutuelles), entre les différentes lois de finances qui se succèdent, sans parler des directives européennes, le nombre d'organisme en France s'est effondré depuis le début du 21) siècle :

en 2005 plus de 1200 mutuelles

en 2010 719 mutuelles

en 2015 426 mutuelles...

A priori la destruction du secteur se serait enfin stabilisée, pour faire place à un rebond positif au 01/02/2017 avec 444 mutuelles.

 

Notons au passage, que cela a du faire quelques chômeurs de plus ! Comme si nous en manquions ...

 

- Qui va devoir payer cette mise à jour pour les logiciels infirmiers, imposée par la politique du gouvernement et de l'Europe ?

 

- Qui va devoir assurer la gestion des incontournables impayés (attente de règlements tardifs ou incorrects, nombre de mail de correspondance pour récupérer "3 € 6 centimes", ou perdre patience ou payer un prestataire pour le gérer à votre place) ?

 

Même si cette loi est présentée comme un progrès social, je ne pense encore et toujours pas, que le développement de l'assistanat (car il s'agit bien de cela), soit une solution probante à quelque problème que ce soit, à court ou long terme pour notre société.

 

L'assistanat est une arme politique redoutable pour un asservissement de masse, et empêcher de fait, toute vélléité de réflexion et de prise de conscience individuelles.

 

Plutôt que d'inciter directement et indirectement, certains patients à "conscience limitée" à "consommer plus", sans se soucier du coût global du système de santé, il me semble préférable de les éduquer pour apprendre à "consommer mieux" en fonction du besoin réel, à éviter absolument toutes formes de surenchères médicales et à faire de la prévention, une grande priorité nationale voire européenne.

 

Hélas, la France tout comme l'Europe, ont l'air de marcher sur la tête !

 

 

Olivier Luck