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maternité de l'infirmière libérale

Les prestations maternité au 01/01/2020, se décomposent en une allocation et une indemnité depuis la parution du décret n° 2006-644 de 01/06/2006. A voir également la prime de naissance sous conditions...

 

 

L'allocation forfaitaire de repos maternel de l'infirmière libérale: 

  

 

- c'est un complément de revenu revalorisé chaque année, qui fait office de compensation partielle de votre baisse d'activité : pour l'infirmière libérale, le versement est effectif sans condition de cessation d'exercice. 

  

- pour en bénéficier, il faut adresser un certificat médical d'accouchement à votre Caisse Primaire d'Assurance Maladie. 


- Son montant est égal au plafond mensuel de la Sécurité Sociale en vigueur au 01 janvier 2020, soit 3428 € au total. 

  

- Si l'accouchement est prématuré avant la fin du septième mois de grossesse, l'allocation est versée en une seule fois


- Si l'accouchement se fait aux environs du terme prévu, l'allocation est versée en deux fois, soit 50 % à la fin du septième mois de grossesse, et 50 % restant après l'accouchement.

 

- Attention en cas d'adoption, l'allocation forfaitaire de repos maternel est de seulement 1688,50 € en 2020. Le versement est effectif à la date d'arrivée de l'enfant au domicile. 

 

 

 

L'indemnité journalière forfaitaire de l'infirmière libérale:  

 

 

- C'est un autre complément de revenu pour l'IDEL, versé sous condition de cesser toute activité, dont vous pourriez tirer une rémunération.

- Sans illusion et pour information, la CRDS et la CSG seront directement déduites avant le versement; mais cette indémnité sera en plus soumise à votre impôt sur le revenu.


- Son montant est égal à 1 / 730 du plafond annuel de la Sécurité Sociale en vigueur au 01 janvier 2020, soit 41136 € / 730 = 56,35 € par jour.

- Pour en bénéficier, il faut adresser une déclaration sur l'honneur de votre cessation d'activité et un certificat médical mentionnant la durée de votre arrêt de travail à votre Caisse Primaire d'Assurance Maladie. 


- Votre congé maternité doit avoir impérativement une durée minimale totale de huit semaines, dont deux avant la date présumée de l'accouchement. 

  

- Le versement est effectif pendant toute la durée du congé maternité à raison de

16 semaines (6 semaines en prénatal et 10 semaines en postnatal) pour 1 enfant,

26 semaines (8 semaines en prénatal et 18 semaines en postnatal) à partir du 3) enfant,

34 semaines (12 semaines en prénatal et 22 semaines en postnatal) pour des jumeaux,

46 semaines au-delà (24 semaines en postnatal et 22 semaines en postnatal).

  

Attention, toutes les semaines qui ne seront pas prises pendant le congé prénatal, ne pourront en aucun cas être prise pendant le congé postnatal.

En cas de grossesse gémellaire, vous pouvez avancer votre congé prénatal de 4 semaines au maximum, mais celles-ci viendront réduire votre congé postnatal de la même durée.

  

  

 

La prime de naissance:


Le versement est effectué dans un délai de 2 mois après la naissance du bébé.

Votre médecin généraliste vous aidera au montage du dossier pour la demande, et ainsi le transmettre à la Caisse d'allocation Familliale et la Caisse Primaire d'Assurance Maladie concernées.


Depuis 2020, le montant est de 947,34 € par naissance, donc multiplié par 2 pour des jumeaux et ainsi de suite...


Hélas cette prime est soumise à un plafond de revenu annuel; pour 2020, il faut tenir compte de vos revenus de 2018 comme suit:

- pour 1 enfant: 1 seul revenu maxi de 32165 € ou 2 revenus maxi de 42509 €,
- pour 2 enfants: 1 seul revenu maxi de 38598 € ou 2 revenus maxi de 48942 €,
- pour 3 enfants: 1 seul revenu maxi de 46318 € ou 2 revenus maxi de 56662 €,
- au-delà par enfant supplémentaire: dans les 2 cas les revenus maxi sont majorés de 7720 €.


 

 

En cas de grossesse pathologique de l'infirmière libérale:

 

 

L'indemnisation peut être prolongée de 1 ou 2 périodes de 7 jours chacune, avant l'accouchement.

En cas d'accouchement prématuré de plus de 6 semaines, sous réserve que votre bébé soit hospitalisé, vous bénéficiez d'une indemnisation supplémentaire, pendant la période comprise entre la date réelle d'accouchement et la date de début du congé prénatal.

  

A savoir que le congé de grossesse pathologique ne peut évidement se faire que sur prescription médicale, et qu'il ne peut pas être décalé sur le congé postnatal.

  

Si par malheur votre bébé reste hospitalisé plus de 6 semaines après sa naissance, vous pouvez interrompre votre congé maternité et reprendre votre exercice libéral.

Les éventuels jours restants à prendre de votre congé postnatal, seront reportés au jour heureux de la fin de l'hospitalisation de votre enfant.

 

Si vous êtes hélas en grossesse pathologique, la C.A.R.P.I.M.K.O. vous verse des indemnités journalières à partir du 91) jours d'arrêt. Cet organisme n'accorde plus d' exonération de cotisation pour l'accouchement.

Mais il vous accorde 100 points de retraite supplémentaires pour un accouchement avant le 01/03/12 et la différence entre les 550 points maximum possibles et les points acquis par le paiement de votre cotisation au régime de base : à lire notre article sur la CARPIMKO pour l'IDEL.

 

Par contre, vous pouvez vous radier de cet organisme pour éviter de payer la cotisation le temps de votre arrêt et vous réinscrire à la reprise.

Vous n'avez pas payer de cotisation, donc vous n'avez pas cotiser non plus pour votre future retraite (ou ce qu'il en reste?) pendant cette période. C'est un choix...

 

Par ailleurs, vous pouvez souscrire à titre privé, à un contrat de prévoyance santé incluant une grossesse pathologique, et ce dans le cadre de la Loi Madelin (lire notre article).

 

  

 

En cas de grossesse difficile de l'infirmière libérale :

 

 

La C.P.A.M peut verser une indemnité journalière forfaitaire maladie, avec un délai de carence de 3 jours. Elle est donc servie du 4) jour pendant 87 jours d'affilé au maximum.

Depuis le 1 janvier 2020, son montant est de 45,55 € (à lire notre article détaillé concernant la grossesse difficile de l'infirmière). 

    

Cliquez ici si vous devez vous faire remplacer qu'elle que soit la durée.

  

N'hésitez pas à contacter votre Caisse Primaire d'Assurance Maladie, pour toutes les informations et démarches. 

A voir aussi la cotisation de l'URSSAF (lire notre article) pour d'éventuelles "modulations" ponctuelles de vos cotisations, sous réserve que votre arrêt corresponde à un trimestre civil.

La "modulation" signifie que vous projettez une extrapolation à la baisse de votre revenu du fait de la maternité. Vous demandez en fait à l'URSSAF d'en tenir compte par anticipation, pour éviter de payer trop de charges à l'avance et pour être remboursé par la suite.

 

Il n'y a plus d'éxonérations possibles pour les organismes sociaux.

 

 

Olivier Luck

Source : ameli.fr et J.O.R.F.